J'avais envie de rire ce soir et je suis allée relire mes archives et c'est avec un nombrilisme assumé que j'ai constaté à quel point j'étais drôle ahaha.

Je m'aime bien grâce à mon blog et ça m'aide à me supporter surtout en ce moment où je me déteste pas mal.

Pas physiquement, ce serait trop facile, je suis bien la seule personne de mon entourage que je ne suis pas obligée de voir.

Non, c'est psychologiquement que ça cloche.

Je crois que parfois je m'emmerde avec les gens et donc pour combler cet ennui dans une situation où dessiner est impoli, je parle, ce qui a souvent pour effet de mettre mal à l'aise ceux qui ne comprennent pas mon humour ou qui interprètent mon attitude comme de la suffisance ou de la prétention.

Bien sûr, voyant bien que les gens n'adhèrent pas à mon comportement, je m'enfonce encore plus dans une attitude qui ne me ressemble pas et qui ne me divertit même pas.

J'atteins alors le point culminant du mal-être collectif qui se solde par de longs moments où je m'en veux et où je me trouve nulle, jusqu'à ce que je me réconcilie avec moi-même en dessinant ou en racontant des trucs drôles.

Le problème est que je prends moins le temps de me recentrer sur la seule petite partie que j'aime chez moi et que j'exprime ici.

Enfin, "que je prenais", car notre efficacité dans la vie et sur tous les plans est strictement subordonnée à notre équilibre et à notre bonheur.

Le mien passe par des dessins moches sur un espace virtuel ... C'est mieux que des drogues sous ordonnance ou de l'alcool non ?

COMMENT ÇA, Y'EN A QUI DOUTENT ? :D