J'avais commencé à dessiner un truc rigolo où la mort tentait de prendre la Bulette mais où j'arrivais à la détourner grâce à une peluche Footix.

Malheureusement, je vais devoir le faire piquer dans les jours qui viennent.

Il a 18 ans maintenant, même si j'ai essayé d'arrêter le temps, de fixer à jamais notre relation unique, grâce au dessin et à ce blog.

C'était perdu d'avance.

J'ai envie de le prendre et de fuir loin, mais je ne vois pas où nous pourrions aller.

De toute façon, il est déjà parti puisque les toxines accumulées dans son corps aux reins trop abimés le rendent absent, avachi, éteint et ce, malgré les multiples visites chez le véto et les traitements.

Le deuil, que je commence avant d'avoir décidé du jour de sa mort officielle, est déjà proprement insupportable, à un point où je me demande s'il est normal.

Je me suis construite autour de notre relation, première base de repli et de réconfort dans la tourmente, seul îlot de stabilité affective pérenne et sans nuage.

Mon meilleur pote, mon compagnon de vie, mon colocataire, toujours installé sur moi/mon bureau pendant mes études, ou des heures à frotter son ptit nez fort fort fort contre l'os de ma mâchoire, ou vautré sur mon bras, la tête endormie sur ma main gauche, m'empêchant de faire mes alt-tab frénétiques sur IRC.

Je perds un chat et c'est mon univers qui disparaît avec lui.