Je suis confrontée à un phénomène sans doute assez répandu : je marche sur le léger fil qui sépare l'autobiographie de la pure création inventée.

Plus j'avance dans l'écriture et plus je prête à mon personnage principal des réactions, un caractère, un profil psychologique que je veux cohérents et qui, au final, me ressemblent pas mal.

Quand je dessine, ma quasi absence de technique et le côté absurde et enfantin des traits me permettent de prendre du recul sur mon personnage. Quand j'écris, c'est beaucoup plus dur, j'ai l'impression de me mettre à nu et j'ai peur de ce que je vois.

Une illustration encore :

Un chat peint (de Noël)